- elles étaient constituées de 3 rangées d'une
part et de 5 rangées d'autre part, sur 3 niveaux, soit 24 bannettes,
- la largeur devait être de 60 cm environ, entourée de tubes
d'acier de 20 mm de diamètre environ, tubes utilisés comme appui
en mer en cas de roulis,
- l'espace disponible entre deux bannettes superposées
ne permettait pas de replier les jambes à la verticale lorsque la bannette
du dessus était occupée (fléchissement des lames et ressorts),
il devait être de l'ordre de 50 cm,
- bien souvent, lors des relèves
de quart, celui qui voulait accéder à sa bannette au 2ème
et 3ème niveau réveillait ses camarades du niveau inférieur,
- un sac de couchage enveloppait un matelas, un autre servait au couchage,
il y avait aussi un polochon et une couverture de couleur anthracite,
- le linge devait être changé tous les 15 jours, il était
envoyé avec la baleinière à Saint-Mandrier de l'autre côté
de la rade, une laverie centralisée était installée dans
un ancien bâtiment de la Marine Nationale, je crois que c'était le
Dixmude,
- pour ma part, j'ai eu la chance d'avoir la bannette la mieux
située du poste d'équipage, l'occupant précédent étant
parti à l'hôpital pour une durée limitée, je ne l'ai
jamais revu, cette bannette était complètement au fond, au niveau
inférieur, près de mon casier et à proximité d'un
hublot,
- ceux, dont la bannette se trouvait au milieu (dans la rangée
de 5 bannettes) étaient obligés de s'introduire par l'extrémité,
- il n'y avait pas de lumière individuelle, il n'était donc
pas possible de lire dans sa bannette, excepté les bannettes situées
aux extrémités,
- aucune étagère n'était
prévue près des bannettes,
- aucune possibilité de
s'isoler pour être tranquille,
- évidemment cela faisait beaucoup
de monde au m2 dans le poste des équipages, environ 40 m2 pour 24 hommes
d'équipage, soit moins de 2 m2 environ par individu. |
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